L’année 2025 a été marquée par un recul inédit du budget courant de la BIS, - 32 % par rapport à la moyenne 2017-2024. Or le coût de la documentation, – en particulier de la documentation étrangère, point fort de nos collections –, a très fortement augmenté depuis plusieurs années ; il en va de même pour les dépenses incompressibles, sur lesquelles pèse la délocalisation massive de nos collections au CTLes par manque d’espaces de stockage en Sorbonne. Le caractère tardif du vote du budget 2025 ne laissait pas d’autre choix que de faire porter le poids des coupes sur les monographies et les dépenses de conservation ; les premières fortement diminuées, les secondes réduites au strict minimum. Les autres dépenses n’offraient guère de marge car, du fait de contraintes budgétaires récurrentes, la BIS concentre depuis longtemps son budget sur les collections, l’excellence de l’offre documentaire étant au premier rang de ses priorités : les dépenses documentaires représentaient ainsi en 2024 plus de 77 % du budget courant.

La pression budgétaire devant perdurer en 2026, il était nécessaire d’étudier les réductions de périmètre possibles sur les périodiques et les ressources électroniques qui n’avaient pas été touchées en 2025. Dans un contexte de large mutualisation des ressources électroniques au sein de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, les équipes du département du développement documentaire de la BIS ont travaillé tout au long de l’année 2025 avec le service commun de la documentation de l’université et la bibliothèque Cujas pour déterminer celles qui seraient les moins préjudiciables à leurs usagers respectifs.

Une analyse minutieuse de tous les abonnements souscrits par la BIS a été effectuée (2 634 titres de revues et 103 bouquets et bases de données), en tenant compte de différents critères : conditions tarifaires des éditeurs, statistiques d’usages, accessibilité de la ressource dans une autre bibliothèque parisienne, existence d’un accès électronique en cas de suppression de l’abonnement imprimé, recentrage plus strict sur la politique documentaire de la BIS. Cette analyse a également pris en compte les engagements de la BIS, qui est pôle de conservation de nombreux titres dans le cadre du dispositif national des plans de gestion partagée des périodiques et copilote de quatre de ces plans.

Le vote du budget 2026 de la BIS, en recul de 18,5 % par rapport à la moyenne 2017-2024, a conduit à mettre à exécution les coupes que ce long travail a permis de repérer : 127 titres de périodiques ont été supprimés ainsi que 4 bouquets de revues électroniques et 17 bases de données bibliographiques et bouquets d’Ebooks. Cet arbitrage difficile permet de réaliser une économie totale de 258 000 € venant abonder les acquisitions de monographies fortement dégradées en 2025. En outre, 135 titres jusqu’ici accessibles sous format papier sont passés en électronique seul afin de réaliser des économies de stockage et de frais de communication, les périodiques étant largement conservés au CTLes. La liste des suppressions est disponible ci-dessous :