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Portrait de la marquise de Sévigné

Portrait de la marquise de Sévigné https://www.carnavalet.paris.fr/agenda/madame-de-sevigne-vivre-dans-le-marais-au-17e-siecle

 

Les 400 ans de la naissance de Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné (1626-1696)


Une vie au cœur du Grand Siècle
Née le 5 février 1626 à Paris dans une famille de la noblesse bourguignonne, Marie de Rabutin-Chantal est orpheline très jeune. Élevée par son oncle et sa grand-mère, elle reçoit une éducation rare et complète pour une femme de son temps : elle étudie le latin, l'italien, la littérature et la philosophie, formée par des précepteurs comme le grammairien Chapelain.

 

À 18 ans, elle épouse le marquis Henri de Sévigné dont elle a deux enfants, Françoise-Marguerite (future comtesse de Grignan) et Charles. Son mari, volage et dépensier, meurt en 1651 lors d'un duel pour une autre femme, la laissant veuve à 25 ans. Elle choisit de ne jamais se remarier et se consacre à l'éducation de ses enfants et à la gestion de ses terres bretonnes (aux Rochers, près de Vitré).

 

La reine des salons parisiens
Elle brille dans la vie mondaine et intellectuelle de Paris, fréquentant l'Hôtel de Rambouillet et les cercles précieux. Elle est l'amie de personnalités comme La Rochefoucauld, Madame de La Fayette et Fouquet. Son esprit, sa culture et sa conversation sont très appréciés.

 

L'œuvre d'une vie : une correspondance géniale
En 1669, sa fille, Françoise-Marguerite, épouse le comte de Grignan et part s'installer en Provence, où il est lieutenant-général. Cette séparation, vécue comme un déchirement par Madame de Sévigné, donne naissance à l'une des plus grandes correspondances de la littérature mondiale.
De 1671 à sa mort en 1696, elle écrit à sa fille près de 1 120 lettres. Ces missives, jamais destinées à la publication, constituent une chronique intime et historique exceptionnelle. On y trouve : Le récit détaillé de la vie quotidienne, mondaine et familiale. Ainsi qu’une analyse fine de la vie littéraire et théâtrale (elle commente les pièces de Racine ou de Molière).

 

Elle meurt le 17 avril 1696, lors d'un séjour chez sa fille à Grignan, où elle est enterrée.
Sa correspondance, partiellement publiée pour la première fois en 1725 par sa petite-fille, a connu un succès immédiat et durable. Elle est aujourd'hui considérée comme :
Un document historique de premier ordre sur le XVIIe siècle.
Un chef-d'œuvre littéraire de la prose classique française.
Le témoignage universel d'une relation familiale et d'une sensibilité féminine.

 

À l'occasion des 400 ans de sa naissance, le département du développement des collections de la BIS lui consacre une bibliographie sélective.

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